Nos suggestions

il y a 1 jour


ThivervalGrignon, France INRAE Temps plein

L’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) est un établissement public de recherche rassemblant une communauté de travail de 12 000 personnes, avec 272 unités de recherche, de service et expérimentales , implantées dans 18 centres sur toute la France.INRAE se positionne parmi les tout premiers leaders mondiaux en sciences agricoles et alimentaires, en sciences du végétal et de l’animal. Ses recherches visent à construire des solutions pour des agricultures multi-performantes, une alimentation de qualité et une gestion durable des ressources et des écosystèmes.Environnement de travail, missions et activitésVous exercerez votre activité au sein del’unité mixte de recherche INRAE-AgroParisTech-Université Paris-Saclay MoSAR (Modélisation systémique appliquée aux ruminants), basée sur le plateau de Saclay. La mission de l’UMR MoSAR est de développer des connaissances et des outils qui permettent de concilier performances productives, robustesse et bien-être animal pour améliorer l’efficience d’utilisation des ressources alimentaires, en particulier chez la chèvre laitière. L’unité allie des compétences en éthologie numérique, bien-être, nutrition et alimentation animale et en modélisation systémique. Les recherches conduites portent sur l’efficience alimentaire à court terme (efficience digestive et métabolique) et à long-terme (au cours de la carrière), en la reliant à la robustesse de l’animal, c’est-à-dire sa capacité à maintenir sa trajectoire de vie en dépit des perturbations de son environnement.Cette thèse s’inscrit dans le cadre d’un projet européen d’envergure (SOA37 de l’EUPAHW) consacré à la transition des systèmes d’élevage depuis des modes d’élevage en bâtiment vers des systèmes ouverts sur l’extérieur et conciliant les différentes dimensions de la durabilité (bien-être, environnement, économie et société). Si le projet adopte une approche multi-espèces à l’échelle européenne, le volet porté par notre consortium concerne spécifiquement la chèvre laitière. L’accès à l’extérieur, que ce soit des aires d’exercice extérieures ou le pâturage, est aujourd’hui encouragé par la société au sein de la filière caprine car il favoriserait l’expression d’un répertoire comportemental plus riche et un bien-être positif. Toutefois, l’accès à l’extérieur introduit aussi des défis majeurs (ex. exposition climatique, parasitisme, variations alimentaires, compétition sociale) et leur impact réel sur le bien-être, la santé et les performances reste insuffisamment documenté, en particulier chez la chèvre laitière. La question est donc aujourd’hui d’identifier dans quelles conditions et selon quelles modalités l’accès à l’extérieur soutient effectivement le bien-être des chèvres, sans compromettre leur santé ou leurs performances, tout en tenant compte des contraintes pratiques de mise en œuvre, notamment en termes d’organisation et de charge de travail pour l’éleveur·euse.Cette thèse s’articule autour d’une question centrale : dans quelles conditions l’accès à une aire d’exercice extérieure constitue-t-il une réelle opportunité de bien-être pour les chèvres laitières ? Le bien-être animal étant défini comme un état mental et physique positif lié à la satisfaction des besoins et attentes de l’animal (ANSES, 2018), et récemment enrichi par le cadre du positive welfare intégrant les notions de contrôle et d’agentivité, la thèse permettra d’étudier deux leviers principaux. Le premier sera la transition d’un hébergement exclusivement en bâtiment vers un système mixte bâtiment/aire d’exercice extérieure afin de caractériser l’adaptation des animaux à court et moyen terme à ce nouveau système d’élevage. Le deuxième sera la modalité d’accès (libre ou non) pour interroger le rôle du contrôle exercé par l’animal sur son environnement. L’évaluation reposera sur une approche multidisciplinaire combinant indicateurs comportementaux, avec un accent particulier sur la dimension sociale, encore peu explorée malgré son fort potentiel comme indicateur de bien-être individuel et collectif (ex. agressivité, interactions affiliatives, cohésion et synchronisation du groupe) et indicateurs de performance individuelle (dont production laitière et poids vif) et de santé (ex. parasitisme, boiterie). Les travaux s’appuieront sur des dispositifs expérimentaux uniques, à l’IE MoSAR et à l’UE FERLUS, permettant de combiner données longitudinales issues des plateformes de phénotypage, mesures à haute fréquence issues d’outils numériques (accéléromètres, analyses vidéo automatisées) et analyses fines des interactions sociales et de leur organisation au sein des groupes (par exemple via des analyses des réseaux sociaux), tout en intégrant des informations détaillées sur l’utilisation spatiale des aires d’exercice.La thèse s’inscrit dans un projet mobilisant un consortium français INRAE (UMR MoSAR, UMR Herbivores, UE FERLUS, UE P3R) et Anses (unité PBER du laboratoire Ploufragan-Plouzané-Niort et la direction sciences sociales, économie et société), ainsi qu’un réseau européen plus large. Le/la doctorant·e travaillera ainsi au cœur d’un collectif dynamique réunissant chercheur·euses, ingénieur·es, post-doctorant·es et stagiaires, avec une forte culture de travail collaboratif et interdisciplinaire. La thèse sera co-dirigée au sein de l’UMR MoSAR par M. Valenchon et C. Duvaux-Ponter, et co-encadrée au sein de l’UMR Herbivores par M-M. Mialon Richard. Un comité scientifique et technique INRAE/Anses réunissant les principaux partenaires contribuera également au pilotage de la thèse.La thèse se déroulera principalement au sein de l’UMR MoSAR (Campus Agro, Palaiseau, 91), avec des expérimentations conduites à l’Installation Expérimentale (IE) MoSAR à Grignon (78), à l’unité expérimentale FERLUS (Lusignan, 86) et, ponctuellement, dans des élevages commerciaux participant au projet.Votre missionconsistera à:Contribuer à la composante expérimentale du projet visant à évaluer comment différentes modalités d’accès extérieur influencent le bien-être des chèvres laitières, leur comportement, notamment social, ainsi que des dimensions connexes telles que la santé (ex. parasitisme), la production ou la reproduction. La thèse portera également sur l’adaptation des animaux lors de la transition vers l’accès extérieur, un enjeu central pour les élevages en évolution vers des systèmes plus ouverts. Les travaux s’appuieront sur une approche multidimensionnelle combinant observations et tests comportementaux, outils d’éthologie numérique (capteurs, analyses vidéo automatisées) et méthodes innovantes d’analyse des réseaux sociaux dynamiques. Vous exploiterez également la plateforme de phénotypage de l’IE MoSAR, qui fournit des enregistrements individuels automatisés (production laitière, poids vif), afin d’intégrer ces informations dans l’évaluation du bien-être.Bien que la thèse repose principalement sur les expérimentations menées à l’IE MoSAR et à l’UE FERLUS, vous pourrez également contribuer, ponctuellement, aux activities de terrain menée dans des fermes commerciales dans le cadre du projet. Un court séjour à l’étranger est envisagé afin de renforcer vos compétences méthodologiques et votre insertion dans le réseau scientifique international.Vous serez plus particulièrement en charge de:Faire un point de la littérature scientifique sur l’accès à l’extérieur et le bien-être (comportement, santé, sécurité…) des chèvres laitières;Concevoir et réaliser les expérimentations menées à l’IE de Grignon afin de tester différentes modalités d’accès extérieur et d’en évaluer les effets sur le bien-être, le comportement, la santé et les performances des chèvres laitières;Concevoir et participer à l’expérimentation conduite à l’UE FERLUS (Lusignan) portant sur l’adaptation des animaux lors de leur première utilisation d’une aire d’exercice;Mettre en œuvre et développer les outils numériques dédiés à l’évaluation du bien-être animal, incluant capteurs (accéléromètres), analyses vidéo automatisées et approches d’analyse des réseaux sociaux dynamiques;Analyser, valoriseret diffuser les données recueillies, en mobilisant des méthodes statistiques adaptées et en s’inscrivant dans les pratiques de science ouverte.Travail régulier en conditions d’élevage, en contact étroit avec des animaux ;Forte activité de terrain durant les périodes d’expérimentation;Poste basé sur le campus Agro de Palaiseau (bureau, 91), expérimentations à Grignon (région parisienne, 78) et Lusignan (86) et déplacements dans d’autres sites partenaires;Mobilité ponctuelle en France et en Europe (échanges avec le comité de pilotage sur Clermont-Ferrand, Niort ou encore Lusignan, réunions du consortium, missions terrain, congrès);Court séjour scientifique à l’étranger à prévoir.Formations et compétences recherchéesMaster/Ingénieur (Bac+5)Master 2 ou équivalent en Éthologie, Biologie du Comportement, Sciences du Bien-être Animal ou disciplines proches (écologie comportementale, sciences animales, agroécologie), avec une expérience de la recherche.Connaissances souhaitées:Méthodes de l’étude du comportement animal (observations, protocoles expérimentaux);Bases en analyses statistiques;Intérêt marqué pour les approches numériques (capteurs, vidéo);Une ouverture aux sciences humaines et sociales constitue un plus, le projet incluant une composante appliquée en lien avec les pratiques d’élevage;La connaissance des systèmes d’élevage de ruminants, idéalement des caprins, serait un plus.Expérience appréciée:Participation à un projet de recherche en comportement ou bien-être animal;Utilisation d’outils numériques (éthologie numérique, élevage de précision);Expérience avec des animaux d’élevage, idéalement la chèvre.Aptitudes recherchées :Dynamisme et curiosité scientifique;Autonomie et rigueur expérimentale;Sens du travail en équipe et goût pour les démarches collaboratives;Bonnes capacités de communication avec des interlocuteurs variés (scientifiques, technicien·nes, éleveur·euses et autres acteur·rices de la filière caprine).Votre qualité de vie à INRAEEn rejoignant INRAE, vous bénéficiez(selon le type de contrat et sa durée) :Les personnes accueillies à INRAE, établissement public de recherche, sont soumises aux dispositions du Code de la fonction publique notamment en ce qui concerne l’obligation de neutralité et le respect du principe de laïcité. A ce titre, dans l’exercice de leurs fonctions, qu’elles soient ou non au contact du public, elles ne doivent pas manifester leurs convictions, par leur comportement ou leur tenue, qu’elles soient religieuses, philosophiques ou politiques.> En savoir plus : site fonction publique.gouv.fr #J-18808-Ljbffr