Contrat doctoral

Il y a 4 semaines

Marseille, France Choisir le Service Public Temps plein

Informations générales

Organisme de rattachement

CNRS  

Référence

UMR7345-ERIROS-039  

Date de début de diffusion

30/07/2026

Date de parution

16/08/2026

Date de fin de diffusion

20/08/2026

Intitulé long de l'offre

Contrat doctoral (H/F) en physique/Fusion Nucléaire

Date limite de candidature

20/08/2026

Nature du contrat

CDD de 3 ans

Versant

Fonction Publique de l'Etat

Catégorie

Catégorie A (cadre)

Nature de l'emploi

Emploi ouvert uniquement aux contractuels

Domaine / Métier

Recherche - Chercheuse / Chercheur

Statut du poste

Vacant

Intitulé du poste

Contrat doctoral (H/F) en physique/Fusion Nucléaire

Descriptif de l'employeur

Le Centre national de la recherche scientifique est un organisme public de recherche pluridisciplinaire placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieure et de la Recherche. Créé en 1939 et dirigé par des scientifiques, il a pour mission de faire progresser la connaissance et être utile à la société dans le respect des règles d’éthique, de déontologie et d’intégrité scientifique.

Description du poste

Sujet de thèse :
La boronisation est une technique bien établie dans l’exploitation des tokamaks, qui consiste à déposer une fine couche de bore sur les parois internes de la chambre à vide. Cette couche joue un double rôle : elle agit comme un getter pour l’oxygène, réduisant ainsi la teneur en impuretés du plasma, et elle minimise les interactions entre le plasma et les parois, ce qui permet de réduire à la fois l’érosion des parois et la contamination du plasma par des atomes lourds (tels que le tungstène). Malgré ses avantages, plusieurs questions importantes se posent concernant la mise en œuvre de la boronisation dans ITER, telles que les propriétés de rétention des isotopes d’hydrogène des couches de bore et les taux d’érosion. Les films de bore situés dans différentes régions du tokamak sont soumis à des degrés variables d’interaction avec le plasma, avec des énergies ioniques (allant de quelques eV à plusieurs centaines d’eV) et des flux différents, ce qui entraîne des taux d’érosion variables pouvant atteindre 10 nm/s.
Nous avons donc mené des études préliminaires sur l’interaction du deutérium avec une cible en bore disponible dans le commerce et avons constaté que le deutérium est considérablement retenu dans les matériaux en bore massif, avec des températures de libération plus élevées que celles observées dans le tungstène massif. Ces résultats contribuent à une meilleure compréhension du rôle des revêtements en bore dans les dispositifs de fusion. Cependant, des études microscopiques ont révélé une morphologie poreuse de ces cibles, qui ne reproduit pas correctement le dépôt de film mince observé dans les tokamaks. Cela pourrait être à l’origine d’un comportement erroné dans l’interaction D/B. Pour contourner ce problème, le doctorant fabriquera des films de bore sur des substrats de tungstène (W) et de WOx à l’aide d’un évaporateur à faisceau d’électrons récemment acquis. Cette source permettra de produire des films dont l’épaisseur (allant de quelques couches atomiques à quelques centaines de nanomètres) et la morphologie seront contrôlées — le régime de quelques couches atomiques étant particulièrement pertinent pour les structures liées au borophène et pour des applications plus larges en nanosciences.Ces revêtements seront ensuite exposés à des ions deutérium (250 eV) et à des plasmas (quelques eV). Afin de garantir la précision des mesures, toutes les expériences seront réalisées sous vide ou sous ultra-vide, en évitant toute exposition à l'air avant l'exposition aux ions ou au plasma. Une série de techniques de science des surfaces et de plasma, notamment la spectroscopie photoélectronique à rayons X (XPS), l’ellipsométrie spectroscopique in situ, la spectroscopie d’émission en phase gazeuse et les sondes de Langmuir, associées à des analyses ex situ (MEB, MET), seront utilisées pour acquérir une compréhension globale des propriétés physiques et chimiques des revêtements et
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Conditions particulières d'exercice

Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.

Descriptif du profil recherché

Contraintes et risques :
Sujet expérimental
Risque laser, gaz, ultravide, chimique.

Temps plein

Oui

Rémunération contractuels (en € brut/an)

La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel

Localisation du poste

Europe, France, Provence-Alpes-Côte-D'Azur, Bouches du Rhône (13)

Géolocalisation du poste

MARSEILLE 13

Lieu d'affectation (sans géolocalisation)

13397 MARSEILLE 13 (France)

Critères candidat

Niveau d'études / Diplôme

Niveau 7 Master/diplômes équivalents

Spécialisation

Formations générales

Langues

Français (Seuil)