Ingénieur segment sol spatial

Il y a 3 jours

Châtillon, Île-de-France Kicklox Temps plein 65 000 € - 90 000 € Contrat

Ingénieur segment sol spatial / plateforme pédagogique 12 mois H/F

Indéterminé Châtillon, 92320, France

ONERA

L'offre Offre Partenaire

Modalités

  • Date de démarrage : dès que possible
  • Candidats recherchés : 1
  • Type de contrat : Freelance / Indépendant, Temps complet
  • Rémunération : selon expérience
  • Localisation : 92320 Châtillon, France

Le profil ciblé

Présentation de l'ONERA

L’ONERA, acteur central de la recherche aéronautique et spatiale, emploie plus de 2100 personnes. Placé sous la tutelle du Ministère des Armées, il dispose d’un budget de 294 millions d’euros (2023), dont plus de la moitié provient de contrats d'études, de recherche et d'essais. Expert étatique, l’ONERA prépare la défense de demain, répond aux enjeux aéronautiques et spatiaux du futur, et contribue à la compétitivité de l’industrie aérospatiale. Il maîtrise toutes les disciplines et technologies du domaine. Tous les grands programmes aérospatiaux civils et militaires en France et en Europe portent une part de l’ADN de l’ONERA : Ariane, Airbus, Falcon, Rafale, missiles, hélicoptères, moteurs, radars… Reconnus à l’international et souvent primés, ses chercheurs forment de nombreux doctorants.

Présentation du département

Le Département Physique, Instrumentation, Environnement, Espace (DPHY) de l’ONERA conçoit des instruments innovants et évalue certains environnements aérospatiaux et leurs conséquences sur les systèmes embarqués. Il développe en particulier des instruments inertiels pour le guidage-navigation, la géodésie ou la physique fondamentale (à base de micro technologies, électrostatique ou interférométrie atomique), des méthodes de caractérisation métrologique des écoulements ou des plasmas (à base de spectroscopie optique, d’OPO, LIDAR, photo acoustique...) ainsi que des sources de plasma comme les propulseurs satellitaires électriques. Il étudie la foudre et son impact sur les aéronefs ainsi que l’environnement spatial, ses effets sur les matériaux et composants électroniques, ou la charge électrostatique et la contamination des satellites qui en résultent.

Missions

Depuis quelques années, l’ONERA participe à la dynamique Newspace et s’est engagé dans différents développements de Nanosat pour mener des expériences scientifiques et des recherches sur la base de ces nouveaux objets (par exemple, l’initiative FlyLab de 2 nanosatellites équipés de charges utiles optique et radar, ou le Nanosat scientifique CROCUS, dédié à l’étude de la charge électrique des satellites induite par l’environnement radiatif spatial). L’ONERA participe aussi au projet SPACE-IDF porté par l’Université Paris-Saclay et en partenariat avec l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, qui vise à fédérer et animer l’ensemble des activités de formation dans le domaine spatial en IdF.

Dans ce contexte, ce poste concerne plus précisément la mission CROCUS, de la charge utile jusqu’à la mission et l’exploitation scientifique des données. Ce projet s’effectue dans un cadre collaboratif transverse impliquant plusieurs départements scientifiques et s’inscrit dans l’initiative SPACE-IDF en proposant des actions de formation s’appuyant sur les développements techniques, au bénéfice de plusieurs partenaires académiques.

Equipé de la charge utile CubeSIM, le satellite CROCUS détectera la survenue d’évènements en lien avec l’activité géomagnétique terrestre. Il s’agit d’ausculter la charge électrique s’accumulant à la surface du satellite allant jusqu’à la décharge électrostatique, source d’anomalies en vol sur de nombreux satellites. Pour les besoins de la mission, l’ONERA développe le segment sol pour opérer le satellite qui devrait être mis à poste en 2026. Celui-ci est est composé d’une antenne située sur le Centre de Châtillon pour la réception et l’émission dans le domaine radio-fréquence UHF. Les tests préliminaires effectués jusqu’ici ont permis de vérifier la capacité du système à suivre la trajectoire et recueillir le signal radio émis par un satellite en orbite basse héliosynchrone, à collecter des télémesures TM émises par notre modèle sur table de satellite via le protocole CSP, et à transmettre des commandes TC vers ce modèle.

L’objectif de la mission est de mettre en place la chaîne logicielle complète de traitement automatisé des TM/TC et de bâtir une plateforme pédagogique autour de la télécommunication spatiale avec les autres universités participant à Space-IDF.

Dans ce contexte vos missions seront les suivantes :

  • Vous développerez le logiciel du segment sol en cohérence avec l’équipe en charge du logiciel de bord.
  • Vous vérifierez les fonctions une à une et vous validerez l’ensemble au travers d’un test complet à grande distance incluant le satellite et son simulateur de vol (allumage et recette après injection sur l’orbite, opérations nominales, anomalies, …).