Un(e) Chargé(e) de projets
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Chargé.e de projet réouverture du camp Arataï
Lieu du poste : Bureau basé dans les locaux des gestionnaires sur l’île de Cayenne
Département : Guyane française (973)
Recruteur : Groupe d’Etude et de Protection des Oiseaux en Guyane (GEPOG)
Type de contrat : CDD de 12 mois
Temps de travail: 35h/semaine
Prise de poste : Dès que possible
Contexte
Le GEPOG
Le Groupe d’Etude et de Protection des Oiseaux en Guyane (GEPOG) est une association loi 1901 créée en 1993. Son équipe est composée de 21 salariés et elle possède près de 400 adhérents. Ses cinq axes stratégiques qui permettent de définir son champ d’intervention sont: 1) l’amélioration des connaissances sur les espèces terrestres et marines, 2) la conservation des espèces et de leurs habitats, 3) l’education et la sensibilisation à l’environnement ainsi que la mobilisation citoyenne, 4) l’implication dans les politiques publiques et 5) le soutien à la transition écologique des filéries.
Le GEPOG est structé en trois pôles thématiques (forêt, plaine littorale et marin) dont les salariés mettent en étôde de nombreux qui répondent à la stratégie de l’association.
Le GEPOG est cogestionnaire de la Réserve Naturelle Nationale des Nouragues avec l’Office National des Forêts.
La Réserve Naturelle Nationale des Nouragues
Créée en 1995, la Réserve Naturelle Nationale des Nouragues se situe au côur de la forêt guyanaise, entre le fleuve Approuague et la Haute-Comét et vise la protection de 105 800 hectares de forêt tropicale sur les communes de Roura et Régina-Kaw. En son sein se trouve une station scientifique de renommé internationale, gérée par le CNRS (LEEISA) et une zone dédiée à l’accueil du public, gérée par le GEPOG et l’ONF; tous deux cogestionnaires de la réserve depuis 2014.
L’équipe de la réserve est constituée de cinq personnes: une conservatrice embauchée par l’ONF et basée à Sylvétude (ONF, route de Montabo à Cayenne); deux gardes technicien et logisticien et deux chargés.e.s de projets, embauché.e.s par le GEPOG et basés dans les locaux de l’association (route d’Attila-Cabassou à Rémire-Montjoly).
Les actions réalisées dans la réserve sont encadrées par un plan de gestion, validé par les services de l’Etat.
Le plan de gestion 2026 – 2035 identifie trois grands enjeux de conservation sur le territoire des Nouragues :
- le bloc forestier et sa mosaïque d’habitats associée;
- la savane-roche;
- le réseau hydrographique.
Pour garantir le bon état de conservation de ces trois enjeux, les gestionnaires mettent en étôd une stratégie d’actions d’ordre technique, scientifique, réglementaire ou administratif.
Il est démontré par de nombreuses études que l’appropriation d’un outil de protection est facilitée par une meilleure perception de l’outil par les habitants et les usagers du territoire. Aussi l’accueil du public couplé à des actions d’animation et de vulgarisation sont des facteurs qui peuvent grandement influencer la gestion de la réserve et diminuer les impacts sur les milieux et la biodiversité de cette dernière.
Ainsi, la zone d’accueil du public prévue par le décret n° 95-1299 est un outil qui doit servir à la médiation et la vulgarisation des savoirs scientifiques produits sur la station scientifique des Nouragues vers les territoires de Régina-Kaw et Roura et ses habitants et plus largement à destination de tous les guyanais. C’est dans cet objectif qu’a été créé le Camp Arataï en 1995.
Situé à l’entrée de la réserve, sur la rivière Arataye, le Camp Arataï a accueillé de nombreux groupes de scolaires, de touristes ou de scientifiques de 1995 à 2006, leur permettant de découvrir les richesses de la biodiversité amazonienne, l’histoire du territoire et les dernières avancées de la recherche en écologie. L’activité d’accueil a cessé brutalement en mai 2006 après les assassinats de deux agents de la réserve par des orpailleurs clandestins.
Après ce drame et l’onde de choc qu’il a généré, les activités ont été stoppées et le camp a petit à petit été laissé à l’abandon jusqu’en 2013. Grâce aux actions de luté contre l’orpaillage illégal (LCOI), les cogestionnaires, en partenariat avec les acteurs locaux, décident de redonner vie au camp et lancent les premiers chantiers nature avec la Maison Familiale Rurale de Régina (MFR) en vue de réinvestir les infrastructures. Parallèlement à ces chantiers nature, l’équipe de la réserve élabore un projet visant à réhabiliter les infrastructures du camp tout en créant de nouveaux outils pédagogiques. C’est ainsi que le projet CORACIN