STAGE Etude de l’effet des procédés innovants de gestion des fumier...
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Contexte du recrutement et définition de poste :
titre complet : Etude de l’effet des procédés innovants de gestion des fumiers en agriculture biologique sur la qualité des fertilisants organiques et leurs impacts sur les fonctions du sol
Environnement
L’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) est un établissement public de recherche rassemblant une communauté de travail de 12 000 personnes, avec 272 unités de recherche, de service et expérimentales, implantées dans 18 centres sur toute la France. INRAE se positionne parmi les tout premiers leaders mondiaux en sciences agricoles et alimentaires, en sciences du végétal et de l’animal. Ses recherches visent à construire des solutions pour des agricultures multi-performantes, une alimentation de qualité et une gestion durable des ressources et des écosystèmes.
Au sein d’INRAE, l’unité de recherche Sol, Agro et Hydrosystème, Spatialisation (UMR SAS ; INRAE, Institut Agro – Rennes) travaille sur les interactions entre agriculture et environnement, depuis l’échelle de la parcelle ou du bâtiment d’élevage jusqu’à celle du bassin versant ou de paysages agricoles. Elle étudie les systèmes de polyculture élevage du Grand-Ouest et a des compétences en agronomie, science du sol, hydrologie, bioclimatologie, géomatique et évaluation environnementale. Elle comprend environ 70 agents permanents, une quinzaine de doctorants et une trentaine d’agents non titulaires.
Contexte, objectifs et missions
Le développement de l’agriculture biologique (AB) est devenu une préoccupation majeure des pouvoirs publics dans le but de réduire les impacts environnementaux de la production alimentaire et de contribuer à l’atteinte des objectifs mondiaux en matière de climat et de biodiversité. Les politiques publiques nationales et européennes affichent ainsi des objectifs d’expansion de l’AB allant de 18 à 25% de la surface agricole utile contre environ 10% actuellement.
Pour permettre cette expansion de l’AB, la maitrise de la fertilité des sols apparait comme un pilier essentiel et la fertilisation organique est une clé de voute de cette fertilité. En polyculture-élevage, cette fertilisation organique est principalement assurée à travers la valorisation des déjections animales (fumiers) après une étape de stockage-transformation plus ou moins poussée. En AB, cette étape de stockage/transformation est caractérisée par une grande diversité de pratiques, avec, d’un côté des pratiques historiques tournées vers le compostage et, d’un autre côté, le développement important, mais encore récent, de la méthanisation et de manière plus confidentielle, des procédés de fermentation (compost Walter Witte, bokashi, …).
Pour certains de ces procédés, les caractéristiques des fertilisants organiques obtenus sont très peu documentés et leurs effets sur les fonctions du sol peu connus. Pour d’autres, même si leurs caractéristiques sont assez bien documentées, leur adéquation avec les systèmes de culture en AB reste à améliorer.
Ainsi, les principaux objectifs de ce stage sont (i) de caractériser les fertilisants organiques émergeant et leurs impacts sur les fonctions du sol et (ii) de proposer des systèmes de culture adaptés aux différentes typologies de fertilisants organiques.
Ce travail s’inscrit dans le cadre du projet ABMC (2025-2029) financé par l’ADEME et coordonné par INRAE en partenariat avec Agrobio35, Civam Bio 53 et AILE. Le projet ABMC étudie les freins, les atouts et les complémentarités de la méthanisation et du compostage pour la transition agroécologique. Dans la continuité des travaux déjà réalisés dans le cadre du projet ABMC, ce stage s’appuiera, d’une part, sur un réseau d’une trentaine d’agriculteurs localisés dans le grand ouest de la France (Bretagne et Pays de Loire) et d’autre part sur les résultats d’enquête déjà réalisées sur ces exploitations.
Les principales missions de ce stage seront :
Identifier et classifier les fertilisants organiques utilisés en AB à partir des résultats d’enquête disponibles, d’une part, et de la bibliographie, d’autre part. Réaliser un état de l’art et une synthèse des connaissances sur la qualité agronomique de ces fertilisants vis-à-vis de leurs impacts sur les fonctions du sol et identifier les lacunes, Mener des expérimentations « terrain » et/ou « laboratoire » mettant en œuvre une méthodologie préalablement définie de caractérisation des produits nouveaux. Vérifier, consolider, analyser et synthétiser les données expérimentales obtenues. Proposer une méthodologie de raisonnement et d’articulation entre fertilisants organiques et systèmes de culture, la mettre en œuvre sur 1 ou 2 cas et évaluer les performances obtenues. Réaliser un rendu pédagogique à destination des agriculteurs et des conseillers croisant les résultats de l’état